Entrevue avec Virginie, connue comme Un amour de laine, créatrice de tricots « psycho-pété » des couleurs (c’est elle qui le dit !).
Avec son humour et son imagination débordante, elle nous embarque dans son monde onirique pour un voyage qui vaut le détour.



Avant toute chose, comment ça va ? Le début d’année se passe bien ?
V : Super, je viens de recevoir ma fourrure pour faire mes pompons, je suis à fond sur ça aujourd’hui !

Dis moi, comment tu t’es retrouvée à faire du tricot ?
V : J’étais en arrêt maladie chez mes parents et j’ai demandé à ma mère de m’apprendre. Pas évident quand on sait qu’elle est droitière et moi gauchère ! Mais je me suis entrainé jusqu’à réussir!

Tu es donc gauchère et obstinée.
Tu as créé un univers qui t’est propre, comment tes idées te viennent elles?

V : Dans mes rêves ! Je faisais un métier qui laisse peu de place à la créativité, dans l’hôtellerie de luxe tu as un dress code et un style imposé. Alors quand j’ai arrêté il y a eu une libération.
J’ai l’impression que maintenant tout est permis. J’ai mon petit monde, ma bulle.
Malgré le fait que je sois sociable, j’ai besoin de moments de solitude à côté, ça renforce ma créativité. C’est comme ça depuis l’enfance, tu me poses dans un coin avec une activité et tu ne m’entends pas pendant des heures !

Où trouves-tu ton inspiration?
V : Partout ! Parfois je vois une robe et j’imagine le pull qui pourra aller avec, ou bien un motif qui me parle. Il y a des comptes de créatrices qui m’inspirent tout en gardant mon propre style, on est toutes complémentaires.
J’aime voir des choses auxquelles je n’aurais jamais pensé. Déborah (Knit On) avec son Coquillage Top par exemple, j’adore !

Coquillage Top de Knit On

Tu as des habitudes pour créer? Des lieux, des moments où tu es plus productive?
V : Pas vraiment. Je peux avoir l’idée devant la télé, en voiture, partout.
C’est rare quand je pose les dessins, juste quand j’ai peur de perdre l’idée.
Souvent, je vais commencer à penser à un truc sans m’en rendre compte et souvent dans la nuit l’idée me vient. Il faut que je le note pour m’en souvenir le lendemain.
Ensuite c’est très fluide, le projet a tellement mûri que ça va vite. J’ai tendance à foncer tête baissée dans un projet et je le concrétise en peu de temps. Comme ça j’ai l’esprit libre par la suite.

Parlant de rêves, comment t’es venue l’idée de nous les partager?
V : J’ai toujours fait des rêves très vivaces, je ne finis pas mes cycles de sommeil donc je m’en souviens bien.
Mes proches sont habitués à m’entendre en parler. Je voulais tenir un carnet des rêves car c’est sympa de pouvoir garder une trace. Alors autant en faire profiter tout le monde !
Et d’ailleurs pas mal de personnes font aussi des rêves complètement barrés, c’est rigolo de pouvoir échanger là dessus.

C’est un peu ta mini thérapie. Qu’est ce que ça t’a fait de voir ton compte prendre de l’ampleur?
V: Rien! Je ne réalise pas vraiment en fait. Je ne regarde pas mes stats. J’ai plus de messages en effet et c’est peut être à ça que je le vois, mais je reste moi même.
J’ai toujours partagé mes délires et je parle des choses qui m’intéressent réellement. Le principe de mettre une personne au rang de star pour ses talents parait un peu absurde, mais c’est mon point de vue.

Tu travailles sur quelque chose en ce moment ?
V : Oui, je suis sur un projet pour le printemps, un modèle léger.
A côté de ça j’ai une belle collaboration avec une amie, un duo tricot/crochet qui sera mis à disposition de tous !
Le modèle de mon Aika Kimono est en cours de finalisation et j’ai préparé quelques échantillons pour des projets futurs.

Iris Scarf



Tu aurais une anecdote à me raconter sur le tricot ?
V : Je ne sais pas vraiment si c’est une anecdote, mais l’été, j’aime aller dans un coin un peu isolé de chez moi. Là je me pose sur un banc au bord de l’eau, et me retrouve vite avec mes nouveaux amis.
Les canards, les cygnes peut être ? Non, non. Les petits vieux qui se demandent comment ça se fait que les jeunes tricotent. Du coup, je deviens temporairement l’attraction de leur journée.

Merci, et une dernière question pour finir.
Comment tu préfères que je t’appelle ? Virginie, Un amour de laine ou Just be a cool kid ?

V : C’est comme tu veux ! C’est rare que je m’identifie à Virginie, mes proches m’appellent plutôt Vivi. Un amour de laine c’est vraiment pour Insta, y a que quand mes potes veulent me charrier qu’ils m’appellent comme ça. Et Just be a cool kid, c’est parce que Un amour de laine ne fonctionnait pas sur Ravelry et j’aime les Cools Kids !

Un immense merci à Virginie qui s’est adorablement prêtée au jeu pour inaugurer ce rendez-vous.
Outre son talent, sa gentillesse et son humour en font une personne attachante qui malgré son humilité, mérite d’être connue de tous.


Merci à vous d’avoir lu ce portrait et à très vite pour d’autres nouvelles tricot !

Cet article a 9 commentaires

  1. Louise Wools

    Un interview qui te ressemble Vi-laine: naturelle et fun ! J’adore 💕
    Bravo la petite sereine pour ce portrait !

  2. Vivi

    Merci pour ce portrait 🙏
    Merci pour ton travail. ♥️

  3. Steven

    Super interview! J’ai une question qui me taraude: est-ce que voys tricotez aussi l’été ou c’est surtout pendant l’hiver? Merci.

    1. Merci Steven ! Et oui il n’y a pas de saison pour tricoter, mais on va plutôt utiliser le coton pour la saison chaude. C’est plus léger 🙂

  4. Cedric

    Bravo a toi la petite sereine pour cette première 🙂 tres sympa a lire et complète.

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